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La première étape pour combattre les deepfake est de savoir les repérer. Il n’existe actuellement pas de moyen technique sûr à 100% pour repérer un faux, étant donné que la majorité des images est dans tous les cas retouchées, même s’il existe des logiciels utilisant les IA qui permettent de dévoiler les plus grossières. La première étape reste toujours d’exercer son esprit critique. Il faut donc  se demander si l’information est crédible, et si quelqu’un aurait un intérêt à publier la photo / vidéo en question. Si l’information “révélée” par le deepfake  n’est pas rapportée par des sources d’information dignes de confiance, si ce que dit ou fait la personne dans une vidéo est choquant ou important, les médias en parleront. Si qu’aucune source digne de confiance ne le mentionne cela peut signifier qu’il s’agit d’un deepfake. 

Il existe également un certain nombre d’éléments purement matériels que l’on peut observer lorsque l’on cherche à savoir si une image ou une vidéo sont fausses.

Comment repérer un deepfake ?

Les éléments les plus simples que l’on peut observer sont la recherche de naturel sur des parties bien spécifiques des corps.

  • Le mouvement des yeux: notamment dans les vidéos, des yeux qui ne clignent pas sont très révélateurs; en effet les algorithmes apprennent beaucoup à partir de photos, et sur les photos que l’on trouve en ligne, les gens ne ferment pas souvent les yeux. Par ailleurs, en général, les mouvement des yeux suivent l’interlocuteur, il est donc difficile de les reproduire de façon réaliste. 
  • Les expressions faciales: elles peuvent paraître peu naturelles et ne pas du tout exprimer d’émotions 
  • Les mouvements du corps: s’ils sont saccadés, si certaines parties ne bougent pas de façon synchrone avec les autres, cela permet de repérer une fausse vidéo. Les auteurs de deepfakes peu élaborés se concentrent en effet surtout sur le visage, donc il arrive assez fréquemment que les mouvements ou positions du corps soient suffisamment peu naturelles pour que le repérage soit assez facile. 
  • Les ombres: la façon dont la lumière accroche le visage peut révéler assez facilement une fausse image ou vidéo, car les ombres tomberont d’une façon incohérente avec le décor / les positions 
  • Des cheveux trop parfaits: en général sur les deepfakes, les visages générés sont parfaitement coiffés; l’algorithme ne repère pas forcément les cheveux rebelles et ne les apprend donc pas 
  • Des dents qui manquent de naturel : les algorithmes ne semblent pas en mesure pour le moment de générer des dents légèrement imparfaites, car pour cela il faudrait procéder dent par dent; les deefakes ont donc un “effet dentier” 
  • Les sons ne sont pas cohérents: les créateurs de deepfakes accordent en général plus d’attention à l’image ou au son 
  • Une vidéo passée au ralenti permet parfois de repérer la désynchronisation entre les paroles et les mouvements des lèvres
  • Une image sur grand écran: souvent les deepfakes sont faits pour les personnes qui regardent depuis leur téléphone. Sur un écran plus grand, comme un écran d’ordinateur, les détails peuvent apparaître plus facilement.

Il est également possible de procéder par recherche d’images inversées pour retrouver des images similaires en ligne; pour le moment il n’existe pas d’outil accessible au public pour la recherche inversée de vidéos. 

Les autres pistes de réflexion pour lutter contre les deepfakes

Facebook avait lancé en 2019 le Deepfake Detection Challenge qui avait pour ambition de rassembler les entreprises du numérique, mais aussi des universités, pour les encourager à développer des outils de détection, en vue de l’élection de 2020. Mais le projet n’a pas réellement décollé et semble au point mort depuis, notamment après que Facebook avait refusé de retirer des vidéos alors même qu’elles avaient été détectées comme deepfakes. 

Les autres pistes de réflexion, pour éviter la prolifération du deepfake, sont comme toujours la coopération internationale des gouvernements en matière de législation, et la sensibilisation du public, notamment par des programmes d’éducation pour les jeunes. 

En matière de cybersécurité, dans les entreprises, il faut appliquer une méthode “zéro confiance” et vérifier systématiquement toute information, et former et encourager les employés à le faire, en leur proposant des outils, et des personnes référence pour les aider à vérifier la véracité des informations.

Retrouvez-nous en mai pour nos articles sur les faits peu connus sur le piratage. Dans l’intervalle, si vous avez un film, une série, un logiciel ou un livre électronique à protéger, n’hésitez pas à faire appel à nos services en contactant l’un de nos gestionnaires de comptes; PDN est pionnier dans la cybersécurité et l’anti piratage depuis plus de dix ans, et nous avons forcément une solution pour vous aider. Bonne lecture et à bientôt !

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